ZFE : « L’écologie ne doit pas être une punition sociale »
Gilles Gascon, président de la Métro Positive
Il y a quelques semaines, l’écrivain Alexandre Jardin lançait un appel solennel : « La ZFE devient une bombe sociale. Il est temps de la désamorcer. » Nous voulons lui dire que nous partageons son constat et que nous agissons ici à la Métropole de Lyon depuis plus de 4 ans contre la mise en œuvre brutale, idéologique et profondément injuste de la Zone à Faibles Émissions.
Ce n’est pas le principe que nous contestons – nous avons tous intérêt à améliorer la qualité de l’air. Notre groupe a voté favorablement à la création de la ZFE. Mais ce qui se passe dans notre Métropole va bien au-delà des obligations légales.
Depuis le 1er janvier 2025, près d’un quart du parc automobile est interdit de circulation, y compris sur les grands axes.
En 2028, les écologistes veulent aller encore plus loin en interdisant les véhicules Crit’Air 2, ce que la loi n’impose pas.
Cela signifie que 7 voitures sur 10 devront être mises à la casse, avec à la clé une double peine : pour les familles modestes et les professionnels qui n’ont ni les moyens de changer de véhicule, ni d’alternative en transports publics.
Car en parallèle, aucune alternative de transport collectif n’est proposée. Ces mêmes élus ont décidé l’abandon du plan métro, le refus de créer de nouvelles lignes et laissent un métro actuel sous-dimensionné, des pannes et des incidents à répétition.
Le constat est alarmant : des zones entières de notre agglomération sont sans réseau structurant.
Dans le même temps, ils mènent une chasse inconsidérée à la voiture avec des réductions de voies de circulation, et des coûts du stationnement qui explosent. Et dans l’hypercentre de Lyon, ces mêmes élus créent une Zone à Trafic Limitée qui s’ajoute à la ZFE.
Et pour seule réponse, des pistes cyclables et un plan vélo pour un demi-milliard d’euro !
C’est une vision de l’écologie hors-sol, déconnectée de la vie réelle, qui culpabilise ceux qui n’ont pas les moyens de faire autrement. La Métropole de Lyon applique aujourd’hui la ZFE la plus injuste de France.
Les élus écologistes et leurs alliés de gauche (LFI, PC et PS) ont transformé une mesure environnementale en politique de relégation sociale.
Notre groupe ne peut pas laisser faire cette attaque contre les habitants de la Métropole de Lyon. Ce n’est pas tenable. Ce n’est pas défendable. Il est temps d’arrêter les dégâts.
Nous nous sommes mobilisés. Avec de nombreux maires de la Métropole de Lyon, nous avons fait voter un vœu par les élus des communes qui représentent tous les habitants. Il réunit déjà près de 1300 conseillers municipaux.
Un vœu simple et de bon sens : suspendre les interdictions les plus dures de la ZFE lyonnaise, et demander au Parlement une révision nationale du dispositif.
En réponse à Alexandre Jardin, Gilles GASCON Président du groupe La Métro Positive lui a montré qu’il n’est pas seul : « La politique, ce n’est pas ajouter des contraintes à ceux qui n’ont pas le choix et des obstacles à ceux qui travaillent. Ce n’est pas leur dire : débrouillez-vous, payez-vous une nouvelle voiture, ou restez chez vous. C’est défendre la liberté de circuler, de travailler et de vivre. C’est justement proposer des solutions, des alternatives et respecter les Français. Nous sommes nombreux à dire : l’écologie ne doit pas devenir un luxe réservé à ceux qui en ont les moyens ».
Le message est bien passé : « Gilles GASCON retourne la table à #Lyon et enclenche l’épidémie anti #ségrégation qui gagnera @GrandPArisMGP ! L’alliance des #gueux + alliés et des #eluslocaux change tout. » Alexandre JARDIN sur X, 9/05/2025
